Projets informatiques, logiciels, services : gérer les coûts intangibles

Projets, logiciels, services : gérer les coûts intangibles

De plus en plus présent dans notre économie, l'immatériel, au sens large, est une réalité qui dépasse largement le périmètre de l'informatique, tant et si bien que le gouvernement français en a même fait un sujet d'étude et de préoccupation (Voir le rapport de la Commission sur l'économie de l'immatériel l'"Economie de l'immatériel – La croissance de demain" du 16/03/2006). Dans un monde hyper tertiarisé, ce sujet mérite en effet questionnement : l'immatériel comprend le cœur même de l'entreprise, à savoir son fond de commerce, son savoir-faire et sa connaissance. C'est ici la valeur même de l'entreprise qui est en jeu.

Si on se concentre sur le domaine informatique, les éléments immatériels sont omniprésents. Qu'il s'agisse de développer des outils spécifiques à l'entreprise, d'utiliser ceux qui ont été développés par les autres ou de recourir à la compétence de tiers, l'immatériel "appliqué" comprend largement tout ce qui touche aux services ou à l'utilisation de savoir-faire de type brevets ou licences.

La question est alors de savoir comment gérer les projets immatériels et comment les rentabiliser. Ce qui sous-tend cette question est souvent la mise en regard de la valeur que cet élément va permettre d'apporter à l'entreprise.

Les différents aspects de l'immatériel

Les trois catégories d'éléments immatériels qui touchent directement la DSI sont :

  • les développements internes
  • les logiciels (licences standardisées)
  • le recours à des tiers pour la réalisation de prestations

Ces trois types d'immatériels sont de natures très différentes :

  • le premier consiste en la création d'outils spécifiques à l'entreprise, aptes à générer une valeur qui lui est propre, soit dans le cadre de développements directement liés à son métier, soit dans le cadre d'optimisation de processus visant à gagner en efficacité.
  • le second est le recours direct à des outils logiciels du marché. Dans ce cas, ce que l'entreprise acquiert est le droit d'utiliser un développement, un outil. La valeur créée pour l'entreprise qui utilise le droit est liée à l'apport de l'usage de l'outil considéré. Ce bénéfice doit être relativisé par rapport à l'agilité dont l'entreprise dispose ou pas en externalisant la solution. L'éditeur reste le propriétaire unique du code.
  • le recours à des prestataires tiers peut avoir deux natures :
    • la réalisation d'une prestation de développement qui rejoint le premier point
    • toute autre forme de prestation, ponctuelle ou récurrente visant à externaliser auprès d'un tiers un acte opérationnel (intégration, maintenance…)

Gérer un projet immatériel

La question structurante soulevée par l'immatériel est souvent de définir si l'élément en question constitue un élément d'actif valorisable pour l'entreprise.

Si tel est le cas (développements pérennes, droits d'utilisation…), à l'actif peuvent être associées une durée de vie et des caractéristiques d'amortissement comparables à celles d'un actif tangible.
La problématique de ce type de projets est souvent liée à la décorrélation du temps de l'investissement et du temps de la profitabilité. Ce type d'éléments génère des coûts au démarrage qu'il s'agisse de coûts liés à la réalisation des développements (internes ou externes) ou à l'acquisition d'outils standardisés.

Ceci suscite deux types de problématiques pour le DSI :

  • la justification de l'investissement : prouver la valeur que l'élément apportera à l'entreprise
  • le budget... Comment inscrire ces développements au budget de la DSI ?

Les entreprises choisissent souvent de gérer ces investissements au travers de solutions 'financières' (emprunt, fonds propres) mais la location offre de nombreux avantages tant opérationnels que financiers :

  • alignement des loyers avec la montée en charge du projet et la création de valeur
  • montages sur mesure
  • flexibilité et capacité d'ajustement

Il est donc essentiel, avant de mettre en œuvre ce type de projets, de bien anticiper la démarche. La difficulté en termes de montage locatif réside dans la possibilité de permettre au loueur de bénéficier d'un droit de sous-location. La compétence de loueurs experts est souvent nécessaire pour assurer la viabilité du montage.

Pour ce qui est des éléments immatériels qui ne constituent pas des actifs valorisables (prestations ne générant pas la création d'un actif) pour l'entreprise, la problématique est souvent à la fois budgétaire et opérationnelle : quand recourir à des tiers ? Comment le justifier ? Comment l'anticiper ?
Dans tous les cas, le recours à un tiers est souvent généré par une problématique de ressource dont la nature peut avoir plusieurs causes : déficit de ressources compétentes sur un sujet précis, ressources limitées en nombre (ponctuellement ou structurellement). Quelle qu'en soit la raison, il ne faut pas négliger la valeur que peut également procurer le recours à un tiers (délai, efficacité, qualité…) mais elle est souvent difficilement quantifiable.

La clé de la gestion budgétaire de ce type de problématiques tient majoritairement à l'anticipation : contrairement aux projets qui mettent en scène la création d'un bien, le recours à des prestations ponctuelles est dans beaucoup de cas peu planifié et peu ou mal dimensionné. La question qui en suit est souvent celle de savoir comment assumer budgétairement le recours à un prestataire non planifié.

Comme pour ce qui est de la gestion des projets immatériels, la location offre des possibilités inattendues dans ce domaine.
Il est en effet possible de prévoir, dans le cadre d'une enveloppe pré-dimensionnée, le recours à des prestations imprévues.
L'autre avantage de ce type de solutions est qu'elle permet d'abonner des coûts ponctuels et d'en lisser la charge, dans la mesure où elle s'attache au périmètre loué. Plus généralement, la mise en location de l'intégralité du périmètre des actifs de la DSI permet d'intégrer l'ensemble des éléments du budget dans un contrat global afin de garder la totale maîtrise du budget. L'intégration des services récurrents, planifiés à ce type de contrats permet de globaliser l'ensemble du périmètre.

Comme pour les projets immatériels, seules des solutions expertes permettent généralement de mettre en œuvre des solutions adaptées et pertinentes intégrant à la fois les paramètres budgétaires et les paramètres opérationnels.

Mathilde Saint-Pol
Directeur du Développement des Offres

 


Les montages locatifs permettent de répondre tant à des besoins d'équipements matériels qu'immatériels s'ils sont traités dans un cadre maîtrisé. Les services associés à la location dans un modèle d'abonnement permettent quant à eux de répondre au recours à des prestataires, qu'il s'agisse de prestations ponctuelles ou récurrentes.

Le modèle locatif offre donc une réponse complète à la gestion du budget de l'informatique et aux questions opérationnelles liées aux besoins urgents liés à des manques de ressources.


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